LE COLORADO

Le Colorado : la nature en majesté

Texte Marie-José Colombani, photos Philippe Vidoni.

Tandis que les altières Rocheuses crénellent l’horizon de 54 sommets culminant à plus de 4000 mètres, le Colorado déroule ses paysages à la beauté grandiose où montagnes et grands espaces règnent en maîtres. Ils renvoient à l’image mythique de cet état déclinant de vastes forêts, des lacs profonds, d’impressionnantes cascades et une faune et une flore aussi incroyable. Souvenirs de la ruée vers l’or, perdurent quelques rares vestiges de »villes fantômes» abandonnées par les téméraires pionniers. Aujourd’hui, grâce à une nature spectaculaire propice à un tourisme de sports d’hiver et de plein air, elles sont brillamment reconverties en stations de ski et de loisirs, voire de Casinos ! La capitale Denver quand à elle, résolument tournée vers l’avenir, a conservé son côté « old West ». Au cœur de son centre historique liseré de façades de briques, elle n’en finit plus de cultiver une « green attitude tout en affirmant sa prédilection pour la bière dont elle est devenu la première productrice du pays.

DENVER entre héritage et renouveau.
(ou une ville où il fait bon vivre)

Denver Art Museum

Juchée à 1,609 mètres d’altitude, ( l’équivalent du mile terrestre )Denver est appelée la «high Mile City ». La rude ville frontière au confins des Rocheuses et des Grandes Plaines devient après la découverte d’or dans la région (1870/80 ) un carrefour commercial vital dynamisé par des hommes d’affaire audacieux. Important centre d’armement durant la 2eme guerre mondiale, la prospection pétrolière florissante un peu plus tard encouragea sa fièvre bâtisseuse.Elle développa l’agriculture (céréales, blé, cultures sèches), l’élevage, l’exploitation du bois, de l’uranium. La chute des cours du pétrole ne l’a pas affecté car elle a su se lancer dans les technologies de pointe (informatique, télécoms) et, grâce à son statut de capitale fédérale conforter son secteur tertiaire. C’est aujourd’hui une des rares villes grandes et jeunes de l’Ouest qui n’en revendique pas moins son héritage Far Ouest. Ainsi à Union Station l’imposante gare de 1895 au cœur du LoDo (Lower Downtown) maintenant carrefour des transports urbains et régionaux conserve soigneusement le style Beaux Art.

Union Station

Remise au goût du jour en 2014, elle accueille autour de son superbe hall des commerces arty, un hôtel élégant, des cafés et des restaurants bio ou « organic « . Dans une ambiance décontracté chic, le concept «farm to table « encourageant choix et traçabilité des produits locaux de saison y est furieusement tendance. Les locavores se retrouvent au Snooze, pour le breakfast , au Mercantile pour un café ou au Stoic and Genuine (qui travaille bien sûr en direct avec les producteurs du coin) au dîner. En sortant de la gare se trouve la Wynkoop Brewing Company , la première mini-brasserie de Denver née en 1988 qui amorce le phénomène mode. A l’heure actuelle sur Denver il y a 70 brasseries artisanales .

Tout prés, Atterrante Cover Book Store, une des plus prestigieuses librairies indépendantes aux États-Unis occupe un bâtiment historique, non loin, le Coors Field, le mythique et ultramoderne stade de base-ball à la façade style rétro recense prés de 50 000 places. (Sponsor Coors oblige) il abrite même une véritable brasserie ! Non loin le Rockmount Ranch Wear propose l’entière panoplie du parfait cow boy et l’histoire de l’entreprise familiale créatrice des chemises à boutons pressions chères à Elvis Presley

. Les défenseurs du patrimoine ont réussi à rénover des bâtiments du 19eme à Larimer Square le transformant en quartier follement animé.Zoom sur l’emblématique Brown, palace Renaissance italienne de 1892 fréquenté par les présidents et les Beatles . le luxueux atrium alterne sur huit ses balcons de fer forgé. Chaque jour, sous sa magnifique verrière, on sert en grande pompe le traditionnel afternoon tea.. Rue piétonne et Mall a ciel ouvert bordé d’arbres, cœur battant de la cité, la 16eme rue s’étend sur 2 kms jusqu’aux pelouses soignées du Civic Center Plaza où s’élève le siège du gouvernement fédéral. Réplique (réduite) de celui de Washington, le dôme de ce Capitole est recouvert d’or , (of course du Colorado!). Quartier particulièrement branché, RiNo (River North) s’ordonne autour de son marché central de producteurs locaux. D’anciens entrepôts réhabilités par des créatifs affichent des scènes street Art, des murs peints, des galeries d’art, des bars branchés et surtout des microbrasseries ouvertes au public où les dégustations vont bon train.

A noter the Source, une ancienne briqueterie recyclée marché artisanal bio et équitable. Haut lieu hipster où tout ce qui s’achète: bière, pain, vin, légumes, viandes… est produit sur place. On emporte ou l’on déguste immédiatement au coude à coude sur de longues tables d’hôtes en partageant les plats. Ce »sharing » identifie un nouveau mode de consommation relativement nouveau, de plus en plus en vogue. Pour l’illustrer , le restaurant communautaire Acorn est un must !Le « green rush » a bousculé les mœurs de la ville à l’égal de l’ours bleu de l’artisan local Lawrence Argent  qui du haut de ses 13 mètres observe à travers les vitres du centre de Convention. « I see what you mean ». Il est désormais le symbole de la cité.

Avec un climat doux et 300 jours d’ensoleillement par an et le bus gratuit, Denver arrive en tête du classement des villes d’Amérique où il fait bon vivre. Plus de 200 parcs, (la ville la plus verte des États Unis )1300 km de pistes cyclables, à proximité pas moins de 90 parcours de golf, 26 stations de ski parmi les plus réputés, la « Queen city of the Plains » respire un air vivifiant qui lui donne de l’appétence pour la culture. A voir entre autres le Théâtre District, second complexe artistique du pays regroupant d’immenses salles pour concerts symphoniques, opéra, ballets et théâtre. Riche de plus de 70000 Œuvres notamment d’art amérindien,le DAM, le Musée d’art pointe ses formes angulaires vers le ciel faisant écho aux Rocheuses voisines. C’est l’œuvre du grand architecte Daniel Libeskind à l’origine du musée juif de Berlin. À proximité se trouve le musée consacré au peintre impressionniste Clyfford Stills et celui retraçant la vie militante de « Molly » Brown millionnaire et courageuse survivante du Titanic. Aux environs de Denver A quelques petits miles de la ville existe aussi la plus grande scène de plein air des États Unis, un splendide amphithéâtre de 9450 places dans une vaste cuvette naturelle de grès rose. Red Rocks a reçu les plus grandes vedettes comme Count Basie ou les Rolling Stones.

amphithéatre de Red Rocks

Fort Collins un modèle pour Disney

ancien poste militaire durant la guerre des Indiens , Fort Collins à trente minutes de Denver a connu la prospérité grace à l’agriculture avant d’abriter l’université du Colorado . Réputé pour sa sécurité et sa qualité de vie. Son centre historique piétonnier quasi d’opérette avec ces façades anciennes,ses galeries d’art et ses terrasses fleuries a inspiré à Wall Disney la Main street de ses parcs de loisirs. Une douceur pleine de charme que la petite ville savoure dans ces bars à bière . Pas moins de 13 brasseries artisanales dont la célèbre AnheuserBush et New Belgium fondée en 2001 la troisième plus grosse des USA . Elle produit la célèbre Fat Tire inspirée des bières d’abbayes,lors de la visite guidée on constate une atmosphère jeune et cool, un peu en décalage et à l’image des start-up californiennes. La ville consacre un festival à la bière Une ironie pour une ville « dry »sèche où il a fallu attendre 1969 pour que que l’alcool soit enfin  !

Éblouissantes Montagnes Rocheuses

A quelques miles de Fort Collins, on connaît le village d’Estes Park par son Stanley hôtel que l’on dit hanté et qui inspira à Stephen King son terrifiant roman Shinning. Nonobstant, avec sa jolie promenade le long de la Fall River, Estes Park constitue un agréable prélude aux portes du Parc National des Montagnes Rocheuses. C’est là que débute la Trail Ridge Road,la seule route traversant les 107 743 hectares classés depuis 1915 par l’Unesco alors que ses sommets enneigés se découpent à l’horizon au dessus de vastes plaines à l’infini.

des paysages à couper le souffle

Les glaciers disparus ont façonné le parc en créant des dépôts de moraines, des cirques glacières et des chutes d’eau étincelantes. Une nature en majesté qui laisse pantois devant tant de beauté avec ses lacs sombrement inquiétants et immenses forêts obscures. Un environnement préservé pour les animaux; Élans, mouflons, castors et bien d’autres mammifères en liberté au milieu des fleurs sauvages l’été, dans la neige l’hiver. Un paradis pour les amateurs de plein air: randonnée, escalade,ski en saison, camping, pêche, cyclisme, pique-nique …

Aspen le top des stations de ski

En enrichi par l’exploitation de mines d’argent dans les années 1880. Aspen aurait même été la ville qui s’enrichissait le plus aux États Unis !les somptueuses villas victoriennes en témoignent. L’opéra éponyme et l’hôtel Jérôme furent bâtis à cette époque par le prospecteur milliardaire Jérôme Wheeler.

L’hôtel, une merveille de goût a été récemment rénové dans le respect de sa légendaire élégance. La mutation en station de ski de renommée mondiale est devenu LE modèle pour les Rocheuses. Directement à l’arrière de la ville, de sublimes forêts de bouleaux sert de toile de fond aux 4 stations sur moins de 12, 5 miles dont la principale Aspen Mountain (pas une maison à moins d’ un million de dollars) fréquentée par les célébrités de toute la planète. Les meilleurs skieurs du monde se donnent rendez vous à Aspen pour dévaler les pistes les mieux équipées du pays assorti d’une neige poudreuse à souhait (damée jusqu’à plus de vingt fois la journée). Personnel aux petits soins, vedettes glamour et acceuil VIP au cœur de cette agglomération résidentielle qui ne compte pas moins de six palaces et néamoins, mais oui !, un grand choix d’hébergements un peu moins huppés . Réputée pour ses boutiques haut de gamme et ses restaurants chics , le centre ville se cantonne pourtant autour d’une seule rue piétonne accentuant encore la notion d’happy few !(ou d’entre-soi)

Le Maroon lake Bells

A vingt minutes d Aspen, veillées par les deux pics Maroon Bells et North Maroon ; mieux vaut se lever tôt pour prendre la navette d’Aspen qui mène en vingt minutes au lac Maroon pour en saisir toute sa splendeur miroitante . Des eaux un brin inquiétantes  qui s’étalent fascinantes de calme mystérieux. Le somptueux écrin de roche en mudstone ( un amalgame de boue et d’argile) déploie un camaïeu de Bordeaux tirant sur le violine changeant au gré de la luminosité. Hélas,cette roche lui confère aussi sa dangereuse fragilité qui limite l’accès des voitures. D’une grande beauté sereine, ce paysage reste le plus photographié du Colorado.

Colorado Springs

Avec l’implantation de deux bases militaires, Air Force Académie et Fort Carson et leurs nombreuses agences satellites, l’économie de la deuxième ville du Colorado reste essentiellement lié à la défense nationale. Cependant cette métropole construite à l’ origine sur la desserte ferroviaire des villes minières au pied du vertigineux Pikes Peak (4300m) jouit d’un des plus baux cadre d’Amérique et de sites naturels exceptionnels. Elle même érigée en 1871 par le général Palmer qui ajouta Springs(sources) au mot Colorado pour attirer les habitants de l’Est friands de villes d’eau alors très en vogue, Colorado Springs s’est naturellement tournée vers l’exploitation de ces richesses favorisant sports, loisirs et tourisme.

Enrichi dans l’or et le cuivre Spencer Penrose mécène ambitieux pour sa cité finança des institutions culturelles qui perdurent aujourd’hui encore comme le musée des Pionniers, le Cityhall ou encore le Broadmoor le premier hôtel de villégiature de classe internationale .

the Broadmoor hôtel

Mais surtout il fit construire dés 1891, un chemin de fer (le plus haut du monde de l’époque) afin de grimper aisément les 4300m du Pikes Peak. Par des plans fortement inclinés celui ci offrait et (offre toujours) des vues inouïes sur le merveilleux panorama changeant au fur et à mesure de la montée mais toujours aussi grandiose avec gambadant dans les rochers , mouflons et marmottes. Outre les immenses plaines, on peut admirer jusqu’à Denver au Nord et jusqu ‘à Sangre de Cristo au Sud Pour embrasser enfin les neiges éternelles des Rockies Montains le train rejoint une route à péage qui débouche au milieu de cascades au Visitor Center. Bluffant ! Aujourd’hui l’excursion peut aussi se faire départ Manitou Springs le long d’un sentier ardu de 12 miles au dénivelé de 2320 mètres. Une rando pour sportifs aguéris comme pour la descente de vingt miles en VTT proposé par la société Challenge ! Pour les contemplatifs rien ne vaut Garden of the Gods.

Ce jardin des dieux est un fantastique parc  naturel. Très vaste (on le sillonne en voiture mais des sentiers sont également balisés ) il est ponctué de rochers colossaux(jusqu’à 90 m de hauteur) surgissant d’un océan de verdure. Leur formes fantasmagoriques dans un camaïeu pourpre orangé ont justement enflammé l’imagination et inspiré leur nom , tour à tour on croit distinguer les Trois Grâces, la Tour de Babel, le rocher en équilibre (un mystère) …Un arrêt sur la terrasse du centre des visiteurs permet de contempler à perte de vue ce stupéfiant paysage, Dame Nature dans toute sa splendeur énigmatique avec en toile de fond le hiératique  Pikes Peak. C’est sur les flancs de ce même pic qu’en 1890 se formait le plus grand camp de prospecteurs d’or du monde. Aujourd’hui les filons taris, Cripple Creek somnole, il reste de ce temps là 16 églises et 73 saloons et une population réduite comme peau de chagrin. Même si on a rouvert la mine de de Cresson (la plus importante du Colorado) dont l’or est extrait par lixiviation (dissous dans le cyanure) l’activité y est bien moindre qu’au temps de la ruée. Les filons taris, Il y a pas mal de villes abandonnées dites « fantôme » telle Anaconda silencieuse et en ruine que seuls les touristes viennent . D’autres encore telle Victor jadis gorgé de de cuivre et d’argent s’est poussivement réinventée dans les jeux, (on est loin de Las Vegas!)

Le Braodmoor , la grande Dame des Rocheuses

Lorsque Spencer Penrose l’ancien prospecteur milliardaire acheta en 1916 le petit casino Braodmoor existant au pied de la montagne Cheyenne , il misait sur l’engouement international pour les villégiatures thermales. Ambitieux pour sa ville et sa place à l’international il voulut lui offrir un hôtel digne de son superbe environnement naturel. De style italianisant, entièrement recouvert de stuc rose, il fit appel au nec plus ultra des artisans venus d’Europe pour l’ériger et le décorer à coup de fresques, de céramiques précieuses et d’ornements de marbre. Le pub du 17eme a été directement importé de Londres par Julie Penrose à qui l’on doit aussi le Penrose Héritage, un musée de voitures à cheval anciennes et de voitures de course ayant servi lors de célèbre course de côte du Pikes Peak. Les différents corps du bâtiment offrent quatre mode de restaurations The Natural Epicurean pour déjeuner léger. Le Summit gastronomique/fusion, les petit-déjeuners au Ristorante Del Lago spécialités italiennes et le Till Kitchen restaurant buffet internationnal.

L’hôtel propose 700 chambres et suites au confort et à l’élégance inhérents à ce type de complexe de luxe, à l’égal du spa et du golf parmi les meilleurs dans leur genre. Mais surtout l’hôtel serti d’un immense lac romantique s’enchâsse aux milieux de frondaisons à l’anglaise et de vastes jardins à la française.

Les Seven Falls :

Tout prés une navette privé conduit aux Seven Falls, une autre merveille de la nature ; une extraordinaire série de sept cascades tombant de plus de cinquante mètres et s’écoulant au creux d’une gorge. Sombre. Une petite route passe le long des Piliers d’Hercule, une sorte de goulet rocheux et profond qui débouche sur les vombrissantes chutes d’eau. Pour mieux les voir se fracasser de haut en millions de gouttelettes irisées, on prend un ascenseur,(ou un escalier abrupt) qui mene au « nid des aigles », une petite plate forme. C’est bucolique et beau souhait. Pour la descente, on peut délaisser l’ascenseur et fouler les 224 marches qui longe les cascades . Merci pour le moment !

Pratique Renseignement ; http://www.colorado.com/Français

A Denver hôtel Indigo 1801 Wewatta Street, Denver, CO 80202

hôtel Indigo

Restaurant Snooze à Union Station 1701 Wynkoop St #150, Denver, CO 8020

Le restaurant Snooze

restaurant The Acorn de The Source,The Source (produits frais, restaurants et hôtel) 3350 Brighton Boulevard, Denver, CO 80216 ,

hôtel Armstrong –,259 South College Avenue, Fort Collins, CO 80524 ,

Brasserie artisanale New Belgium 500 Linden Avenue, Fort Collins, CO 80524

l’hôtel Outlook Lodge 6975 Howard St, Green Mountain Falls,

Outlook lodge Hôtel

hôtel Jerome 330 East Main Street, Aspen, CO 81611

le salon de l’Hôtel Jerome

The Broadmoor 1 Lake avenue, Colorado Springs,

Y ALLER :Au départ de Paris, Icelandair propose un vol pour Denver, via Reykjavik, à partir de 615 euros aller-retour par personne en classe économique. Icelandair offre la possibilité à tous ses passagers entre l’Europe et les États-Unis d’effectuer une escale en Islande (jusqu’à sept jours), sans supplément.

Denver , la Napa Valley de la bière

Denver brasse plus de bière , » maison « que n’importe quel endroit aux USA . Et ce depuis qu’ Adolph Coors, un allemand émigré arrivé clandestinement par bateau en Amérique s’installe à Golden à 6 km de Denver où il produit dés 1873 une bière brassée avec les eaux de source des Rocheuses , les chercheurs d’or et d’argent assurent son sucés .Bien que reconverti en usine de lait malté durant la prohibition (en toute discrétion bien sûr) Adolph Coors a continué à produire et à vendre sa bière! Aujourd’hui, la brasserie propriété de Molson-Coors est avec 2 milliards de litres de bière l’an la plus grande du monde. Elle commercialise sept variétés.Outre la légendaire Coors,dans le sillage du phénomène Denver accueille 70 microbrasseries (Rock Bottom, Wynkoop…).et elles sont une centaine au Colorado à fabriquer ales, stouts, lagers et proposent leurs propres innovations ; des bières vieillies en fût de chêne ayant contenues whisky , porto ou autres brandys…L’imagination des brasseurs est infini et le festival de la bière en septembre une réussite qui a acquis une renommée internationale

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