Toulouse dans son assiette

TOULOUSE DANS SON ASSIETTE.

Le pont St Pierre et le dôme de Lagrave
Le pont St Pierre et le dôme de Lagrave

La quatrième ville de France dont un Toulousain sur trois est étudiant fabrique des avions le jour et fait la fête la nuit. Sang espagnol dans ses artères, gaité à l’italienne de ses façades de brique, la belle du sud cultive un art de vivre et, grâce à l’excellence de ses produits, un art du bien manger partie intégrante de son patrimoine.

Le Pont Neuf
la galerie du Chateau d'eau
la galerie du Chateau d’eau

L’excellence de ses produits est son atout majeur : bœuf, veaux, agneau de lait, canard gras, foies gras, vignobles, mais encore safran, truffes, caviar, porc noir de Bigorre, haricot tarbais… un grenier d’une abondance extraordinaire pour cette région championne des appellations d’origine contrôlée et autres labels de qualité qui induit tout naturellement une magnifique tradition culinaire. Las, celle ci souffre pourtant d’un déficit d’image. Pour une ville où bon an, mal an, on répertorie plus de quatorze cent points de restauration, un des chiffres les plus élevés de France, il n’est que de constater le nombre d’étoiles: seulement huit ! Deux pour Michel Sarran

Michel Saran
Michel Sarran

intra muros, deux à Yannick Delpech à l’Amphitryon de Colomiers, une pour Stéphane Tournié aux Jardins de l’Opéra, celle du duo Gonzalez Biassibetti d’O Saveurs à Rouffiac, et celle de Frank Renimel d’En Marge à Aureville et enfin celle de Sylvain Joffre à En pleine Nature à Quint. Basta! Si la réputation gastronomique d’une ville passe impérativement par les étoiles, Toulouse mériterait bien son trois étoiles !! Faut-il voir là un manque de reconnaissance ? Les explications se juxtaposent .Peut être par trop estampillée «terroir «, cette gastronomie est restée cantonnée dans ses frontières. Peut être aussi n’a t’elle pas su profiter de cette formidable diversité qui devient une chance. Une chance que les pouvoirs publics ne savent ou ne veulent pas saisir :« On ne fait pas de grandes opérations médiatiques, peu de promotions à l’étranger » regrettent les toqués en rappelant l’embellie du temps de Lucien Vanel le chef emblématique doublement étoilé en 97. Grande gueule, il avait su faire sonner les trompettes de la renommée, organiser de grandes manifestations et fédérer un petite oligarchie de tables portant haut les couleurs Toulousaines dont le talentueux Dominique Toulousy lui aussi 2 macarons au Michelin ou Gérard Garrigues en son Pastel brillant au firmament. Las avec le départ en retraite de Vanel et celui de Toulousy pour d’autres cieux (il est maintenant chef de la restauration au Lycée Hôtelier de Lausanne), l’effervescence culinaire était retombée. A son arrivée il y a 22 ans Michel Sarran s’était retrouvé le seul étoilé. Ce manque de volonté politique irrite le créateur il y a quelques années des « Rencontres Internationales de la gastronomie » abandonnées depuis face à l’inertie des institutions. Et Yannick Delpech de renchérir en affirmant qu’il faut «  plus de mobilisation pour que Toulouse joue ce rôle de capitale de la Gastronomie qu’ actuellement on lui dénie et que pourtant elle mériterait!» Autre son de casseroles pour Guy Pressendat le président régional de l’Umih « plus de la moitié des restaurateurs ne le sont pas, sans diplôme ils s’installent attiré par le potentiel de clientèle générée par l’aéronautique et la population estudiantine et alléché par l’argent que leur fait miroiter la baisse de la TVA». Et Michel Sarran d’ajouter que l’engouement médiatique pour la bouffe attisant l’attrait  » n’importe qui s’installe, brouille l’assiette et cause du tort à ceux qui font de la vraie cuisine  ceux qui durent car l’essentiel dans ce métier, c’est quand même de durer…  » assure-t-il.

Ceux qui durent : en privilégiant qualité, maîtrise des pianos et service, Ils sont un petit nombre à Toulouse à résister aux modes et voir des générations de fidèles se succéder à leur table. C’est le cas de Laurent Orsi qui fête sa 43eme année de Bouchon Lyonnais. A coup de saucisson chaud de magrets et d’escargots de Bourgogne, il affiche souvent complet. Tout comme le discret Christophe Fasan qui chez Emile le plus vieux restaurant de la place Saint Georges perpétue en toute humilité les plats traditionnels dont l’immuable cassoulet de Francis à qui il a succédé. Convivialité, authenticité et générosité , depuis plus de 40 ans, Eric n’en finit plus de faire rougeoyer sa Braisière pour les amateurs de viandes grillées. A deux pas ses fils partagent les mêmes valeurs dans leur bar à tapas et coquillages de l’Annexe! Même combat pour le Carmen de Tony près des abattoirs, 38 ans autour de plantureux plats bistrotiers carnés, une formule qui marche reprise par le fils Olivier dans le joli décor de brasserie de la Bascule du Chevillard. Succédant à son père chef de cet Empereur de Hué, ce petit restaurant crée il y a 33 ans et dont la notoriété est inverse de sa taille la jolie,

Sarah Truong
Sarah Truong

Sarah Truong Qui ensorcelle les baguettes pour sublimer à sa façon le patrimoine vietnamien. Des délices finement ciselés, des goûts savamment orchestrés, pas étonnant que les réservations soient obligatoires dans cet écrin ouvert uniquement le soir. Eric dans son Bistrot éponyme, l’ancienne Criée du Port Saint-Étienne privilégie depuis plus d’un quart de siècle le nec plus ultra des produits de la mer (servi avec inventivité ) dans le restaurant de standing tandis que dans la poissonnerie adjacente, en attendant la commande on déguste au bar, au coude à coude quelques huîtres en sirotant un blanc de caractère. Incontournable, directement sur la place du Capitole, très souvent bondé, le Grand Café de l’Opéra rameute le tout Toulouse. Avec une égale chaleureuse bonhomie Gratien

Gratien à la brasserie de L'Opéra
Gratien à la brasserie de L’Opéra

accueille les célébrités et les autres autour d’une carte de brasserie au dessus de tout soupçon et à prix doux et cela dure depuis plus de 20 ans ! Évidemment souvent bondé, au point de se résoudre à aménager dans le même esprit élégant une salle supplémentaire derrière les frondaisons de sa terrasse.
En hommage appuyé à la cuisine de femme, le Bon Vivre  institution gastronomique toulousaine vient de se rebaptiser Huguette Café Cantine, du nom de sa créatrice Huguette Meliet voilà un quart de siècle.

Huguette et Cathy Meliet
Huguette et Cathy Meliet

Avec la complicité de sa fille Cathy, le chef mijote une cuisine familiale gasconne, trompeuse car plus délicieusement diététique qu’on ne croit où règne canard gras (French Paradox!) cochon fermier, légumes frais et pâtisseries régressives. En deux temps (jour & nuit) et trois mouvements (entrée-plat-dessert), ce café cantine réconcilie le charme de la cuisine rurale aux impératifs de la vie urbaine. Une réussite, tout comme celle du J’Go, le fief festif et convivial des amoureux du Sud Ouest de Denis, le « petit dernier » (au physique de rugbyman!) de Maman Huguette dont on sert ici son meilleur pain perdu. Au cœur de la ville rose, un lieu à la gloire du terroir au rythme des saisons.
Depuis 23 ans dans son Cantou au cœur d’un parc abondamment fleuri de la banlieue aéronautique, Philippe Puel maîtrise parfaitement les grands classiques savoureux. Le bouche à oreille fonctionne, les hommes d’ affaire y reviennent en privé pour la carte régionale et l’éclectisme époustouflant de la cave. Un lieu de prédilection pour connaisseurs. Une mention particulière pour le restaurant de l’hôtel Palladia à Purpan. Dans un décor contemporain raffiné, à prix doux, Il offre une cuisine soignée et sans esbroufe assortie d’un service souriant. Aux beaux jours, on profite de la terrasse et du calme du patio arboré. Un bon moment et ça dure depuis dix huit ans! Coup de cœur particulier pour les bons petits plats de Danièle Bach

Danièle Bach
Danièle Bach

(la sœur de Bernard Bach le si talentueux 2 étoiles du Puits Saint Jacques à Pujaudran qui vient de temps en temps faire des recettes de son dernier livre « Bach à table » ). Dans sa minuscule épicerie restaurant du 34 au 34 rue des Filatiers ce petit bout de femme toujours souriante concocte une cuisine du cœur simple et sincère qui lui ressemble. En se réaproprioant vers Lacroix Falgarde les rives de la Garonne et en s’ouvrant au fleuve, le Clapotis qui, des décennies durant a fait swinguer les foules, clapote à nouveau avec entrain autour de l’offre poisson à coup de buffets à volonté. Bon vent au capitaine tenant aux manettes du Cénacletable gastronomique du 5 étoiles Toulousain, la Cour des Consuls.
Si son nom ne vous dit peut-être pas encore grand chose, il était l’un des fidèles lieutenants de Jeremy Morin au Metropolitan et était passé auparavant à La Barbacane (1* à Carcassonne).
Pour l’instant, l’hôtel appartenant au même groupe que l’hôtel de la Cité ( dont justement la Barbacane est le resto L) les 2 chefs travaillent de concert et la carte du Carcassonnais se retrouve dans le Toulousain la nouvelle effervescence gastronomique.
Tombés dans la marmite, épris de bons produits, ils assument une pugnace trentaine conquérante, une créativité exacerbée privilégiant des tables en déclinaison bistrotière, revendiquent la transmission de leurs aînés, les Toulousy, Garrigues, Delpech, Sarran, Reminel… à qui ils rendent hommage, travaillent souvent en famille ou en équipe fidélisée et grâce à leur talent et leur esprit d’entreprise drivent de main de maître leur propre affaire modeste toujours en devenir. Ne jurant que par le « fait maison », ils se font un nom que le bouche à oreille gourmand se transmet avec délectation. Ces fous de cuisine qui flirtent parfois avec l’engouement télévisuel et le pouvoir médiatique illustrent chacun à leur façon l’effervescence gastronomique du renouveau de la gastronomie toulousaine. Tous conjuguent l’art du bien manger sans chichi ostentatoire et guindé en veillant à ne pas laisser s’envoler la note dans les fumées de leur nouvelle notoriété. Ils s’ appellent Aziz Mokthari (Les P’tits Fayots), Simon Carlier (Solides), Yohann Travostino (Le Solilesse), Nicolas Brousse (Monsieur Marius), Georges Camuzet (l’Air de famille), Philippe Lagarde (le tire Bouchon), Marc Gineste (le Pic Saint-Loup), Romain Brard (le Genty Magre) et les représentants de la street-food, Thomas Dulysse (Monsieur Cyclofood) et Laurent Navarro (les Food du Volant) qui ne répond pas à une pirouette de mode. Chacun apporte créativité, fraîcheur, plaisir et partage. Un partage officialisé pour une dizaine d’entre eux avec Copains comme Cochons,

La fine équipe de Copains comme Cochons devan le rstaurant de Yohann Travostino
La fine équipe de Copains comme Cochons devant le restaurant de Yohann Travostino

une association autour du savoir-faire à manger, un acte  paradoxalement solitaire et collectif. Une même approche de valeurs communes privilégiant l’être au paraître, la vérité à l’artifice. Leur métier consiste à fabriquer de l’éphémère et des souvenirs, donc un « peu d’éternité » s’enthousiasment-ils. Une philosophie dont ils débattent jusqu’à pas d’heure et plus Soif …autour de la table !  Ces sacrées étoiles !
Une évolution vers la bistronomie dont se réjouit en professionnel Christian Constant le repreneur du Bibent, l’emblématique brasserie de la place du Capitole et qui trouve là une raison à  » l’absence de nouveaux étoilés dont le macaron impose de lourds investissement que beaucoup ne peuvent ou ne veulent se permettre « . C’est le cas de Fifi un ancien de Robuchon (qu’il vénère) qui se contente du décor simple de son petit restaurant où il distille pourtant une cuisine au top renouvelée chaque jour. Avec seulement deux aides en cuisine et sa jolie femme en salle, il se dit  » heureux comme ça et les clients aussi puis que complet la plupart du temps ! » Même son de cloche chez  Philippe Puel : affichant en son Cantou un taux de remplissage de quasi 100%, pourquoi alors courir après une consécration qui risquerait de le mettre « dans l’angoisse de la perdre ». Sylvain Joffre En pleine Nature à Quint qui l’a obtenu trouve que c’est une belle récompense mais que « l’essentiel reste la bonne marche de l’établissement », ce qui est bien son cas et refuse donc la course à l’investissement pour la seconde. Le contraire de Frank Reminel d’En Marge. Sous pression, cet ancien de Toulousy vise la seconde étoile (qu’il mérite largement). En faisant le pari de la campagne et ayant mis beaucoup d’argent dans sa magnifique ferme d’Aureville et ses cinq chambres luxueuses. Il considère que le Michelin, « est la référence qui tire vers le haut et dope l’activité  ». Une idée partagée par Pierre Lambinon du Py’R,

Pierre Lambinon du Py'R
Pierre Lambinon du Py’R

lui aussi en attente du second macaron le jeune homme prometteur et pressé, gâté par la critique séduite par son jeune âge et sa passion du bien faire et du faire savoir. Pour garder la tête froide, dans son élégant restaurant, il travaille en famille «  les meilleurs en qui j’ai toute confiance » et avec qui il partage son succès assez fulgurant. Fourmillant d’idées, admirateur d’Alain Ducasse «c’est dans les grandes maisons que l’on apprend le plus », épaulé par ce père spirituel qui lui sert d’exemple (il y a pire!), il mesure sa chance . Déterminé et talentueux , il sait où il va et compte bien y arriver…très vite !.
Couronné d’un bib gourmand, (dont il a mesuré le formidable impact sur sa clientèle) Thierry Merville, le chef de la table de Merville espère très fort son macaron, il a mis toutes les chances de son côté : a pris le parti de la cuisine ouverte, rôdé son équipe, refait son décor, peaufiné sa carte, coaché son sommelier…Il est fin prêt; le Michelin c’est la bible ! Un autre étoilé qui lui, souhaite et fait tout pour la garder, c’est Gérald Garcia dans son château de la Pomarède. Bien que dans l’Aude, à une petite trentaine de kms de Toulouse ce natif et Toulousain de cœur disciple de Lucien Vanel et bien ancré dans une identité régionale revendiquée reconnaît que le renouvellement est ressenti comme « une épée de Damoclès ». La cuisine est une histoire qui se réécrit sans cesse et c’est dur ! Le mot de la fin de Michel Sarran !

Marie-José Colombaniy

Jean Luc Moudenc, un maire 100% Toulousain

Mr MOUDENC Maire de Toulouse
Jean-Luc Moudenc Maire de Toulouse

Jean Luc Moudenc aime à revendiquer ses racines terriennes « cent pour cent Toulousaines » car dit il en riant, «  je fais parti de ces quelques 30% de population« pure souche » qui sont nés ici et prolongent leur enfance en continuant  d’y vivre aujourd’hui! ». « On est de son enfance comme on est d’un pays « écrivait déjà Saint Saint-Exupéry. Le pays de Jean Luc Moudenc, à l’évidence, c’est bien Toulouse!. Élevé à Lardenne le même quartier qu’ habitât également Claude Nougaro, un autre aficionado de « moun Pays, O Toulouse » , l’édile dit tout devoir à sa famille, des gens modestes: mère au foyer et père agent de la SNCF, devenu à la force du poignet inspecteur régional. Aujourd’hui il n’a de cesse de leur rendre hommage, eux qui lui ont montré que le labeur payait et inculqué les vrais valeurs  authenticité et travail. Valeurs auxquelles il se réfère toujours et qu’en père attentif il continue de transmettre à ses deux filles. Côté nourriture il a donc conservé les goûts du terroir et les plaisirs simples de son enfance. Sa maman Huguette cuisinait pour la famille le poulet du dimanche et les légumes de saison que son père adorait cultiver dans son potager. Des préparations savoureuses exemptes de sophistication, respectant avant tout le produit. Le produit, ce diktat à la mode qui fait florès de nos jours et que, bien avant la mode sa maman sans le savoir ou le vouloir concoctait à l’instinct pour régaler les siens. Le petit Jean Luc et sa sœur aînée n’étaient pas les derniers à mettre le doigt dans les confitures embaumant la  maison. Ses souvenirs gustatifs, il les réitère maintenant auprès de sa femme qui persévère dans la tradition. Elle aussi travaillant à temps complet et de ce fait ne pouvant s’astreindre à des préparations par trop élaborées prépare simplement les trésors des marchés Saint Aubin, Carmes ou Victor Hugo où lui même succombe (quand il s’y hasarde, c’est à dire souvent) aux offres les plus tentatrices : asperges, tendres petits pois, oignons nouveaux, cerises au printemps ou noix, girolles et cèpes en automne. Non il ne met pas la main à la pâte ou à la poêle lors des repas amicaux ou de famille mais sa grande spécialité concerne le dosage « au gramme près » de l’assaisonnement de la salade. Gourmand de fruits de mer il adore s’attabler devant un plateau bien garni, Sud Ouest oblige, il mange du foie gras et son dessert fétiche reste la tarte au citron meringué. Un des grands plaisirs de son mandat reste la rencontre mensuelle avec ses administrés… parce qu’elle s’achève immanquablement  autour d’une bonne table de quartier. Le moment de découvrir des petits restaurants sans prétentions mais pleins de trésors gustatifs dont la ville regorge. Il ne dédaigne pas pour autant les restaurants étoilés qu’il fréquente à l’occasion car dit-il « ce sont eux les moteurs ». Il apprécie tout particulièrement Michel Sarran et Yannick Delpech les très médiatiques 2 étoiles mais aussi à la périphérie l’étoilé d’En Marge Frank Renimel à Aureville ou le duo étoilé Gonzalez-Biasibetti d’O Saveurs à Rouffiac. Côté vin, s’il précise goûter la finesse des Bordeaux, l’intensité des Cahors et l’éclectisme des Gaillac, ses penchants l’inclinent vers l’incroyable diversité des vins du Languedoc partie intégrante désormais de sa Grande Région et dont sa ville est maintenant un des moteurs. « Un vignoble en progrès constant qui depuis une vingtaine d’année accuse une excellente montée en gamme et participe fortement au développement et à la richesse régionale ». Cependant , chauvinisme oblige, c’est évidement pour le Fronton dont les vignobles jouxtent sa cité, que son cœur et ses papilles balancent ! La fameuse Négrette, son cépage au goût de violette reconnaissable entre mille « ne s’ épanouit qu’ici et dans la lointaine Libye » précise t-il, le Fronton devient peu à peu le vin rouge de la ville rose. Un ville rose doté depuis 1976 d’une régie agricole municipale qui  entretient des parcelles vinicoles. Une particularité assez rare pour être mise en exergue par un maire content que sa collectivité puisse disposer de moyens pour produire son propre vin. Actuellement en conversion bio, le vignoble de Candie élabore un cru classé « vin de pays » dont la qualité est, dixit Monsieur le Maire, « en amélioration constante ». Côté alcool fort, s’ il marque une très faible appétence envers eux, il n’en revendique pas moins une prédilection pour l’emblématique trésor du Gers et déclare sa fierté d’appartenir depuis quelques années à la célèbre confrérie des Mousquetaires de l’Armagnac. Après de plantureuses agapes illustrant son Sud -Ouest natal il aime à savourer un petit verre du capiteux breuvage . En digne ambassadeur, il ne se fait pas faute d’ailleurs de le faire découvrir aux hôtes de passage et autres célébrités transitant par sa belle cité.

La guinguette sur les bords de la Garonne
La guinguette sur les bords de la Garonne

Promoteur également de la gastronomie, il  a autorisé durant l’été l’utilisation des bords de Garonne pour une guinguette joyeuse autour de produits locaux. Elle a rameuté les foules et animé les berges verdoyantes, le véritable berceau de la ville rose. « La tradition fait partie de notre bien-vivre et de notre patrimoine » souligne t-il encore. C’est dans cette optique identitaire qu’il encourage l’opération « Toulouse à Table «  organisé par Guy Pressenda et Charles de Villepoix. Une manifestation ambitieuse adossée cette année aux journées du Patrimoine «  à la fois gastronomique, culturelle et événementielle, l’équivalent en popularité de la fête des Lumières à Lyon ou de la grande braderie de Lille ! ». Rien n’est trop beau pour Toulouse où, grâce à l’aéronautique, l’avenir s’inscrit dans le ciel !
Marie-José Colombani

La Cour des Consuls & Spa, le Boutique-Hôtel Cinq étoiles de la ville rose

Hadrien Pujol en compagnie de sa mère ,et ses soeurs
Hadrien Pujol en compagnie de sa mère ,et ses soeurs

Au 46 rue des Couteliers, au cœur du vieux Toulouse, la Cour des Consuls est un havre de paix léché par le charme des siècles. Avec ses tons chauds de gris et de mauve rappelant la fleur emblématique de la ville rose ses chambres avec vues sur les deux cours intérieures, l’hôtel est un refuge moderne dans un cadre séculaire. Derrière sa façade de briques se cache un lieu historique admirablement conservé au prix de longues et coûteuses années de travaux. Construite à partir de deux hôtels particuliers du XVIII ème siècle, la belle demeure néo-classique conserve les armoiries du riche Capitoul Dassier et les décorations d’époque, auxquels les aspects contemporains confèrent cependant un style inimitable. la cage d’escalier de ferronnerie ouvragée signée R Joseph Bosc porte notamment le blason de la ville de Toulouse. Il est classé monument historique Membre de MGallery By Sofitel , une collection de superbes hôtels aux adresses insolites ou cachées contant une histoire secrète et invitant au voyage, l’hôtel est le premier cinq étoiles à Toulouse à proposer en plus de son offre hôtelière un restaurant gastronomique et un Spa. Avec sa cheminée monumentale de pierre blonde et sa reproduction du « Souper à Emmaüs » du Caravage, le Cénacle présente une carte signée du Chef Thomas Vonderscher sous la houlette de l’étoilé Jérôme Ryon avec qui il travaillait déjà à l’Hôtel de la Cité à Carcassonne. Ensemble, Ils élaborent une cuisine bourgeoise revisitée rehaussée de quelques accents occitans. Les vins sont choisis parmi les grandes bouteilles du Sud-Ouest et du Languedoc. Le Spa a élu la marque toulousaine Graine de Pastel la petite plante qui a fait la richesse du pays toulousain rebaptisé à cause de sa coque : Pays de Cocagne. Équipée de 4 cabines baignées par la lumière du jour, le spa offre un univers de douceur et de sérénité inégalé. Il est ouvert à la clientèle extérieure; un univers chromatique de blanc, de transparence, de reflets pour atteindre la pureté. Avec ses canapés Chipendale et son atmosphère chic de Club Anglais, le bar invite à la détente joliment à la détente.

Cité Hôtels : acteur historique incontournable de l’hôtellerie et de la restauration carcassonnaise, Cité Hôtels est un groupe familial qui de génération en génération, se passionne pour le métier de l’hôtellerie. Il décline aujourd’hui une gamme d’hôtels et restaurants, où s’exprime ce savoir-faire : l’Hôtel de La Cité*****, MGallery By Sofitel, le Donjon**** Best Western et Mercure Porte de la Cité**** à Carcassonne et La Cour des Consuls Hôtel & Spa Gallery By Sofitel***** à Toulouse.

Les vendanges solidaires du Château Guilhem
Ambiance champêtre et 500 personnes dans le parc du Château Guilhem pour les 12eme vendanges solidaires au profit cette année de l’association Marie Louise (qui lutte contre la mucovicidose). Bertrand Gourdou le propriétaire récoltant du Château.Guilhem (appellation Malepère pays d’oc ), un vignoble familial ( sixième génération) de 34 ha qui produit 30 000 bouteilles par an entièrement bio, réserve une partie de sa récolte dont la vente va à une association caritative. Pour 2015, des restaurateurs au grand cœur sont venus le soutenir. En photo:  Cédric Soulette, ancien joueur de l’équipe de France de rugby , Stéphane Tournié « Les jardins de l’opéra » (31) 1*au guide Michelin,  Thierry Merville de la table des Merville (31) réf. guide Michelin, et enfin, Gérald Garcia de L’hostellerie de la Pomarède, 1*au guide Michelin  (11) avec les responsables de l’association Marie Louise :

Les coups de Coeur: Aziz des P’tits Fayots
la région Midi Pyrénées et Toulouse avaient choisi pour représenter la gastronomie : Aziz des P’tits Fayots

Aziz Moktar
Aziz Mokhtari des P’tits Fayots

une reconnaissance pour cet ancien chef du Nez Rouge qui à 26 ans maintenant propriétaire de son propre établissement rameute tous les connaisseurs. Il vient de relooker design chic sa salle avec cuisine ouverte bien en phase avec son concept bistronomie qui fait la part belle aux accords mets et vins. Plein de dynamisme, orfèvre des cuissons, il aime travailler « en famille » comprenez décontracté mais sérieux. L’amitié pour lui est sacré ! Ces homologues les jeunes chefs réunis dans l’association Copains comme Cochons le savent bien pour venir souvent partager ses inventions originales savamment épicées ou ses plats d’anthologie filets de sabre, émulsion citronée, croustillant de joue de bœuf, maigre et purée de chorizo, panna cotta pulsée d’ananas, navets confit au miel. Si vous ne connaissez pas encore , courrez-y !

le restaurant de Georges Camuzet
le restaurant de Georges Camuzet

Georges Camuzet : « Un air de famille »
Après avoir ouvert avec sa femme Maud, sa première affaire à 24 ans, Georges Camuzet, la trentaine venue a choisi »pour son « Air de Famille » le quartier du marché Victor Hugo : un cadeau pour un restaurateur. Un restaurant « à taille humaine » avec une petite équipe de confiance. Celui qui ne jure que par « la formation essentielle dans ce métier «  affiche un parcours exemplaire. Il est tour à tour passé chez Michel Del Burgo, Gérard Garrigues et Michel Sarran «mes références, j’y ai appris à être restaurateur». Heureux de l’arrivée de jeunes chefs qui dopent la gastronomie de la ville rose, il est à l’origine de l’association Copains comme Cochons qui s’envoient les clients les uns aux autres et partagent les bons fournisseurs.

Simon Carlier, chef du Solides

Simon Carlier et son équipe
Simon Carlier et son équipe

il a connu la relation directe production exploitation tout petit dans la ferme auberge audoise de ses parents. Le jeune ancien ingénieur autodidacte désormais installé dans son restaurant joliment tendance prés du marché des Carmes a retenu la leçon. Le menu change tous les jours autour des produits régionaux mis en avant: porc de Bigorre, veau bio du Tarn, thon de Saint Jean de Luz, poulet noir du Gers, champignons du Lot … pour lesquels il privilégie les cuissons à basse température afin de «  conserver à cette cuisine brute et conviviale leurs vrais saveurs ». Des plats maîtrisés, follement originaux dans leur simplicité, Solides tout en légèreté … comme les vins choisis et bien conseillés qui suivent la même philosophie. Ambiance décontractée.
Solides, 38 rue des Polinaire à Toulouse. Tél. : 05 61 53 34 88
www.solides.fr

Une réflexion sur “Toulouse dans son assiette

  1. merci pour tous ces bons plans, la balade est très intéressante, les photos sont superbes … continuez à nous dénicher de nouveaux endroits !!!!

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